Coche #2 – PETITS PAS / semaine du 22 au 28 février
mon
PETIT PAS
cette semaine :

AVOIR CONFIANCE…
et laisser aller les gouttes!
Je sais — je suis en retard pour la publication de mon billet PETIT PAS. C’est que j’ai vécu un tremblement d’âme majeur qui a foutu le bordel dans ma routine pourtant si bien établie. Mettons que ça brasse en maudit.
J’ai passé les cinq derniers jours à jongler. À me demander si j’avance ou si je recule. J’ai l’impression que pendant toute ma vie, j’ai fait effort après effort après effort… sans jamais arriver nulle part. Se pourrait-il que je fasse trop d’efforts? Que mon problème, c’est justement que je «force» trop? Que j’essaie de tout «contrôler»?
J’en suis même venue à remettre en question mon Plan 12 coches. Car après tout, le but de ce plan est de me rendre plus créative, plus productive. Alors suis-je trop organisée? Trop structurée? Est-ce que je ne me laisse pas suffisamment aller? «Go with the flow» qu’ils disent, les anglos — laissez-vous emporter par le courant. Mais c’est quoi, justement, ce courant? Et où est-ce que je veux qu’il m’emporte?
Misère!
Après avoir écrit à ce sujet dans mes Pages du Matin (et mes pages de l’après-midi, et mes pages de la soirée, et mes pages de la nuit… ), j’ai décidé de feuilleter Libérez votre créativité dans l’espoir d’y trouver une réponse.
Eh bien aha! je l’ai trouvée. Et j’ai compris que oui, je peux poursuivre mon Plan 12 coches. Sauf que je dois aussi comprendre que lorsqu’il s’agit de créativité, il faut que je cesse de faire des efforts et que je commence à faire confiance au processus.
Je dois réaliser que
je ne suis pas la source…
je suis le seau!
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Voici l’extrait de Libérez votre créativité qui m’a donné la permission de ne plus me culpabiliser face à mes moments d’inaction :
La créativité — comme la vie humaine elle-même — naît dans l’obscurité. Nous devons l’admettre. Bien trop souvent nous ne pensons qu’en termes de lumière : «Et ensuite l’ampoule a été inventée (1) et je l’ai eue!» Il est vrai que la vision intérieure peut venir comme des flashes. Il est vrai que ces flashes peuvent être aveuglants. Il est vrai, cependant aussi, que de si brillantes idées peuvent être précédées d’une période de gestation intérieure, ténébreuse et tout à fait nécessaire.
Nous parlons souvent des idées que nous avons comme des enfants de notre cerveau. Ce que nous ne réalisons pas, c’est que les enfants de notre cerveau — comme tous les bébés — ne doivent pas être tirés prématurément des entrailles créatives. Les idées, comme les stalactites et les stalagmites, se forment dans la grotte sombre de la conscience. Elles se forment goutte à goutte et non pas par de grands blocs de construction. Nous devons apprendre à attendre que l’idée éclose. Ou, pour prendre une image de jardinage, nous devons apprendre à ne pas tirer sur les racines pour voir si nos idées grandissent.
Ruminer sur la page, c’est une forme d’art sans art. C’est perdre son temps. C’est du griffonnage. C’est la façon dont les idées prennent lentement forme jusqu’à ce qu’elles soient prêtes à nous aider à voir la lumière. Bien trop souvent, nous essayons de pousser, de tirer, d’en faire le contour et de contrôler nos idées au lieu de les laisser croître de façon organique. Le processus créatif est un processus de reddition, et non de contrôle.
Le mystère est au coeur de la créativité. C’est la surprise. Bien trop souvent, quand nous disons vouloir être créatif, nous signifions que nous voulons être capable d’être productif. Maintenant, être créatif c’est être productif — mais en coopérant avec le processus créateur, non en le forçant.
En tant que canal créatif, nous avons besoin de faire confiance à l’obscurité. Nous avons besoin d’apprendre à ruminer gentiment au lieu de produire comme un petit moteur sur un sentier tout droit. Cette rumination sur la page peut être très menaçante : «Je n’aurai jamais de vraies idées de cette façon!» nous tracassons-nous.
Faire éclore une idée, cela ressemble beaucoup à faire cuire du pain. Une idée a besoin de lever. Si, au début, vous creusez trop ou si vous vérifiez constamment, elle ne lèvera jamais. Une miche de pain ou un gâteau en train de cuire doit rester un certain temps dans l’obscurité et la sécurité du four. Ouvrez ce four trop tôt et le pain retombe — ou le gâteau aura un trou au milieu parce que toute la vapeur s’en est échappée. La créativité exige une réticence respectueuse.
Il en est de même pour les idées : il faut les laisser un certain temps dans le noir et le mystère. Laissez-les se former au coeur de votre conscience. Laissez-les frapper la page sous forme de gouttelettes. En croyant en ce goutte-à-goutte à l’aveuglette, nous serons un jour étonnés par le flash : «Oh! ça y est!»
(1) Devrait plutôt se lire «l’ampoule s’est allumée» — la traduction est vraiment horrible! Voyez l’extrait original tiré de The Artist’s Way.
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Et toi…
Comment va ton seau?

RÉFÉRENCES : Le plan 12 coches — Coche #2 – BUTS pour février — Pages du matin




Francine Boisvert dit:
Tu es donc ben sur une bonne longueur d’onde!
Géniale merci pour ta simplicité et ta franchise!
Bisous
24 février 2010 à 15:01
MuddLavoie dit:
Ah Francine… merci pour ce commentaire. C’est comme un bouquet de fleurs après le labourage des derniers jours. Pis oui, je flotte sur de belles ondes, ces temps-ci. Ça brasse et c’est bon bon bon!
Je t’aime xoxo
24 février 2010 à 15:10
René dit:
Bonsoir ,
J’ai déja lu une citation de Bernard Voyer….en pleine ascension de l’Everest, il était assis épuisé et découragé, il s’est dit, cette montagne je vais la vaincre,un jour à la fois, non, un pas à la fois, non, une seconde à la fois…..
Avec du recul, quand je regarde ma montagne , souvent je ne vois qu’un grain de sable.
Aussi petit il puisse être, énormément encombrant il peut devenir.
Pourquoi je dis ça là moi…?
Mon amie….merci
25 février 2010 à 0:17
MuddLavoie dit:
Bonsoir René,
He he… tu dis ça parce que mon billet t’a fait penser à ton propre questionnement… ton propre cheminement… ton tremblement d’âme à toi. Ou quelque chose du genre, right?
Et je suis bien contente que tu en aies parlé ici — ce bout d’histoire sur Bernard Voyer va peut-être faire du bien à quelqu’un qui s’arrêtera pour lire les commentaires, un moment donné… on ne sait jamais.
Pis oui, un grain de sable ça peut être encombrant. Surtout quand on l’a dans l’oeil et qu’il nous empêche de voir où on s’en va
Mon ami… merci aussi xoxo
25 février 2010 à 23:25
Dominique dit:
Ai mis lien vers chez toi chez moi… Aime beaucoup te lire.
Bisous
26 février 2010 à 20:58
René dit:
Bonjour,
on a tous une montagne ou un grain de sable à franchir…
moi je te lis, je lis lui, je lis l’autre , je ne me donne pas de modèle, je lis , je réfléchie, si ça me rejoint, je fais de mon mieux pour l’appliquer sinon je tourne la page et continue mon chemin.
Alors si mes petits commentaires apportent quelques réflexions aux personnes qui passent par ici, c’est que j’ai atteint une partie de mes buts.
Bonne journée ma chère.
27 février 2010 à 8:53
MuddLavoie dit:
Allô Dominique!
Merci pour le lien sur ton blogue… j’en ai fait de même avec le tien.
Vive l’échange!

Vive le bonheur!
Vive la vie!
xoxo
1 mars 2010 à 13:34
MuddLavoie dit:
Bonne journée à toi, dear René…
Bonne semaine… et joyeux mois de mars!!!
Peace & Love & Tu-sais-quoi,
Mudd
xoxo
1 mars 2010 à 13:35
Lise dit:
Allo Mudd
En fait …. c’est le Yin … noirceur, repos, méditation et la gestation de l’idée … suivi du Yang … l’Action qui suit également son cheminement une étape à la fois …. on vient pas au monde en sachant marcher …. notre corps doit se stabiliser avant de pouvoir tenir à la verticale pour faire le premier pas !!!!
Ça nous oblige à profiter de chaque moment et à finir par comprendre que » pour chaque chose il est une saison et un temps pour chaque dessein sous le ciel »
Je t’aime et je t’embrasse XOXOXO
1 mars 2010 à 14:59
MuddLavoie dit:
Merci pour ces précisions, Lise. J’apprécie grandement ton apport… tu es ma guru préférée
Plein-plein-plein d’AMOUR xoxo
6 mars 2010 à 0:27