25 avril 2010
Depuis que je vis seule — ça doit faire quasiment douze ans –,
j’ai pris l’habitude de lire en mangeant.

Ce soir, le magazine littéraire HORS-SÉRIE No 4 – 4e TRIMESTRE 2002 — un numéro entièrement consacré à Louis-Ferdinand Céline – a eu l’honneur d’accompagner ma soupe aux légumes.
Pour ceux et celles qui se demandent pourquoi je lis une revue qui date de 2002, c’est parce que ma bonne amie Céline (coïncidence!) me refile régulièrement des piles et des piles de magazines et il arrive que certains d’entre eux aient été entreposés pendant plusieurs années.

Voici donc un extrait, Céline vivant – Chronologie, signé André Derval :
1894 — 1899. Louis Destouches naît le 27 mai 1894 à Courbevoie, en région parisienne, dans l’appartement attenant au magasin de modes et lingerie tenu par sa mère, Marguerite. Son père, Fernand Destouches, est employé comme correspondancier dans une compagnie d’assurances, Le Phénix (devenue «Coccinelle-Incendie» dans Mort à crédit). Il est baptisé le 28 mai ; sa marraine est sa grand-mère maternelle, Céline Guillou, et son parrain, son oncle maternel, Louis Guillou.
Il est immédiatement placé en nourrice dans l’Yonne, à Voisines. Un an plus tard, il est rapproché du domicile de ses parents et envoyé en nourrice à Puteaux, rue des Valettes : il y reste deux ans.
En 1897, après de mauvaises affaires, les Destouches liquident le magasin de Courbevoie et s’installent rue de Babylone à Paris — Louis les rejoint ; sa mère est retournée travailler comme vendeuse dans la boutique de Céline Guillou, puis chez un chapelier. En novembre 1898, ils déménagent rue Ganneron dans le 18e arrondissement, puis en juillet 1899 au 67, passage de Choiseul («passage des Bérésinas» dans Mort à crédit), où Marguerite Destouches reprend une boutique d’«objets de curiosité».
Allô l’amour maternel…
Ça m’a touchée, même attristée, d’apprendre que Céline a été «placé» dès sa naissance et qu’il a vécu les trois premières années de sa vie séparé de ses parents. En tout cas, sa mère était émancipée pour l’époque. Et la famille avait la bougeotte!

15 février 2010
PETIT PAS
POUR CETTE SEMAINE

Depuis que j’ai commencé à prendre mes Marches du Matin, j’ai cessé d’écrire mes Pages du Matin. Chaque fois que je cesse d’écrire mes Pages du Matin, je perds contact avec mon Âme. Et ce n’est surtout pas le temps de perdre contact avec mon Âme — je suis sur une quête de changement!
Le rituel des Pages du Matin — comme celui des Marches du Matin — est une forme de méditation. Voici ce que Julia Cameron en dit dans Libérez votre créativité :
Nous méditons pour découvrir notre propre identité, notre propre place dans l’arrangement de l’univers. Grâce à la méditation, nous prenons conscience de notre connexion à une puissance intérieure qui peut transformer notre monde réel. En d’autres termes, la méditation nous procure non seulement la lumière de la vision intérieure, mais aussi la force pour un changement important.
La vision intérieure en tant que telle est un confort intellectuel. La puissance en tant que telle est une force aveugle qui peut détruire aussi bien que bâtir. Ce n’est que lorsque nous apprenons consciemment à lier la puissance et la lumière que nous commençons à ressentir notre identité légitime en tant qu’être créateur. Les pages du matin nous aident à forger ce lien. Elles nous fournissent un équipement radio permettant d’entrer en contact avec le Créateur intérieur. C’est pourquoi elles sont une pratique spirituelle.
Il est impossible d’écrire les pages du matin sur une longue période sans entrer en contact avec une puissance intérieure inattendue. Bien que je les aie utilisées pendant de nombreuses années avant de le réaliser, les pages nous conduisent à avoir un clair et fort sentiment de soi. Elles sont une piste qui, si nous la suivons, nous emmènera vers notre propre intérieur, là où nous rencontrons, à la fois, notre propre créativité et notre Créateur.
Les pages du matin forment la carte de notre propre intérieur. Sans elles, nos rêves peuvent rester terra incognita. En utilisant les pages du matin, la vision intérieure se double de la force nécessaire à un changement important. Il est très difficile de se plaindre d’une situation matin après matin, mois après mois, sans être conduit à une action constructive. Les pages nous sortent du désespoir et nous amènent à des solutions que nous n’aurions pas pu imaginer.

Alors à partir de maintenant, je vais me lever à 6h00 le matin au lieu de 7h00. Je vais écrire mes Pages du Matin, puis je vais prendre ma Marche du Matin, et ensuite je vais faire mes Étirements du Matin.
Amen!

RÉFÉRENCES : Le plan 12 coches — Coche #2 – BUTS pour février — RAPPORT / semaine du 8 au 14 février — Pages du matin
25 janvier 2010
Ma marche du matin sur le bord du fleuve
est devenue une habitude.
Je suis accrochée.
Et enchantée!

Voici ce dont avait l’air le sentier, hier, aux alentours de 8 heures — j’étais franchement émerveillée par toutes ces teintes de bleu.

Maintenant que j’ai pris l’habitude de longer le fleuve à tous les matins, je suis témoin des changements qui s’y opèrent. Comme par exemple cette énorme craque : elle n’était pas là la veille. Vous serez heureux d’apprendre que même si je ne suis pas du tout confortable avec l’idée de m’aventurer sur la glace, j’ai eu suffisamment de couilles pour capturer cette photo… juste pour vous.

Un autre aspect le fun de ma nouvelle habitude est qu’à chaque matin je choisis un endroit différent pour m’arrêter, m’asseoir, et ÊTRE. Hier, c’était ça mon p’tit coin *magique* — pas mal serein, ein?
Comme de raison, j’étais déjà une grande marcheuse bien avant de m’engager dans cette routine quotidienne (une résolution du Nouvel An). Étant donné que je ne possède pas d’auto, je marche tout le temps, je marche tout partout. Je me fais aussi une gloire de marcher très vite (beep! beep!) et sur de longues distances — pompée à l’os, dégoulinante de sueur, c »est ce qui me garde en forme.
La particularité dans ce cas-ci, c’est que mes marches du matin sont devenues de belles sorties avec moi-même. YESSS! Je commence à comprendre ce que Julia Cameron appelle un rendez-vous avec l’artiste. Je sais, mes sorties ne sont pas exactement des «rendez-vous avec l’artiste» du fait que je ne vais pas à différents endroits pratiquer différentes activités. Mais le résultat est le même : je suis en train de me sortir des boules à mites, de redécouvrir qui je suis vraiment, et de me demander ce que je veux vivre pour le restant de ma vie. J’apprends à me laisser aller, à m’amuser ; je deviens plus créative, plus heureuse.
Dans le fond, chaque marche du matin est un mini road trip où je me sens libre et EN VIE. J’aimerais ça ne pas avoir à m’arrêter et continuer à marcher. Je gage que je pourrais faire le tour du monde à pied.
Le seul hic : s’il m’arrive de ne pas pouvoir prendre ma marche — comme ce fut le cas aujourd’hui, à cause de la pluie — l’énergie du fleuve me manque. Sans elle, la journée n’est pas pareille pantoute.
