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2 novembre 2008

WARHOL LIVE - un rendez-vous avec l’artiste

Malgré un léger retard dû à a) l’automne, b) l’ennui, c) l’alcool,
je suis fière de vous présenter (enfin !) le compte-rendu de mon

Rendez-vous avec l’artiste
du 15 octobre dernier : WARHOL LIVE
- La musique et la danse dans l’oeuvre d’Andy Warhol

Lumières… Caméra… ACTION !

Je me pointe au musée à 17h00 pile.
C’est moitié prix, le mercredi soir.
7,50 $ pour un trip de 4 heures…
beau buzz pas cher.

En mettant les pieds dans la première salle, le party commence.

Imaginez : j’arrive face à face avec le beau Elvis, grandeur nature.

Bon, pas vraiment face à face vu que le tableau est accroché au mur, mais quand même… me voici dans un musée de « beaux-arts » et voilà qu’Elvis me pointe son revolver pendant que Judy Garland chante Somewhere Over The Rainbow.

Je me dis Oza, tu vas avoir du fun.

La deuxième salle continue d’explorer la fascination
qu’avait Warhol pour la musique et les stars.

On apprend que cette fascination remonte à son enfance lorsqu’il s’amouracha de Shirley Temple qui lui fit l’honneur de répondre à sa fan letter.

Quand Shirley entame les premières notes de On The Good Ship Lollipop, je serre les lèvres pour ne pas me mettre à chanter.

À partir de la troisième salle, on sent que les gens
sont de plus en plus à l’aise avec le setup.

Au beau milieu de la pièce — couchée sur une plate-forme en bois — se trouve l’immense toile de Warhol, Dance Diagram (2): Fox Trot - The Double Twinkle-Man (1962).

De chaque côté de cette oeuvre d’art, des hommes et des femmes, jeunes et vieux, essaient d’apprendre les pas de danse tout en suivant le rythme de I Can’t Give You Anything But Love.

On se croirait la veille du Jour de l’An chez ma tante Bertha.

Dans la quatrième salle, ce qui m’attire le plus sont les deux
films expérimentaux projetés directement sur les murs.

Empire — film muet, noir et blanc — est un plan fixe de l’Empire State Building, à New York, un plan fixe qui dure 8 heures et 5 minutes.

Filmé à partir du 42ième étage du Time Life Building, le tournage débuta tôt dans la soirée du 25 juillet 1964, pour se terminer le lendemain, vers 3 heures du matin.

Warhol alla même jusqu’à étirer le temps de visionnement du film en le projetant à une vitesse de 16 plans/seconde au lieu des 24 plans/seconde utilisés lors du tournage, son intention étant de rendre la progression de la noirceur presque imperceptible.

Avec Empire, Warhol voulait « voir le temps passer ».


Voici un clip de 6 minutes. Le bout que j’ai vu au musée n’était pas si noir — j’ai dû tomber sur un segment de début de soirée.

Sleep, projeté à l’autre bout de la salle, fut tourné pendant la fin de semaine du Memorial Day, en 1963, dans l’appartement du poète John Giorno qui était, à l’époque, l’amant de Warhol.

Le film — muet, noir et blanc — met en vedette Giorno qui dort pendant 5 heures et 21 minutes.

Plantée devant le mur, je vois le bas du dos, les fesses et la demi-cuisse du protagoniste — un gros plan frappant étant donné les dimensions de l’image projetée.

Je ne reste pas plantée longtemps parce que… gros cul qui dort.

Arrive la partie de l’exposition
où l’étiquette prend l’bord.

Ça se passe dans une petite pièce sombre aux murs couverts de miroirs. L’installation reproduite est celle que Warhol créa en 1966 à la galerie de Leo Castelli. Intitulée Silver Clouds, elle consiste en des douzaines de gros ballons métallisés, gonflés à l’hélium, qui vont et viennent au gré des courants d’air.

Assise sur le plancher parmi d’autres curieux, j’observe les gens qui entrent et deviennent fous à la vue des nuages argentés qui flottent au-dessus de leurs têtes. Il sautent et se bousculent pour les attraper, puis les envoient revoler en fessant dessus à grands coups de poing. La scène finit par être un peu trop volley-ball à mon goût, alors je me lève et tire ma révérence.

 

Poursuivant mon chemin, je traverse un couloir où est diffusé l’unique enregistrement connu de The Druds, un éphémère groupe de musique auquel Warhol a appartenu en 1963. Sans commentaire.

Puis c’est la salle aux boîtes Brillo (deux longues rangées, 20 boîtes en tout - impressionnant) au fond de laquelle se trouve une charmante petite alcôve aux murs tapissés de papier d’aluminium où je peux enfin dumper mon corps fatigué dans un gros canapé kitsch en velours.

C’est ainsi, avachie, que je passe près d’une heure à visionner une sélection de courts métrages sans même prendre la peine de noter les titres. L’un d’eux se déroule dans un party : un gars danse sans arrêt alors qu’un autre, chandelle à la main, laisse dégouliner la cire fondue sur le torse nu de son partenaire.

Tout ce temps-là, je discerne à peine les paroles des acteurs tellement la musique est forte dans la salle des boîtes Brillo ; mais ça ne me dérange pas car j’aime bien mieux écouter Satisfaction et Like a Rolling Stone.

Prochaine station : les pochettes d’albums.

Warhol a produit sa première pochette en 1949 — pour l’album A Program of Mexican Music — et a continué à en produire jusqu’à sa mort en 1987. L’image ci-dessus montre les trois autocollants qui sont restés après qu’une seule banane fut utilisée pour illustrer la pochette du disque The Velvet Underground & Nico (1967).

Au total, Warhol aura produit 50 pochettes ; l’une d’elles, Sticky Fingers des Rolling Stones (1971), comportait une vraie fermeture éclair et fut mise en nomination pour un Grammy.

Mon attention est attirée par les citations de Warhol écrites en grosses lettres un peu partout sur les murs. En voici quelques-unes que j’ai réussi à griffonner avant que mon crayon Pilot ne rende l’âme :

« J’avais adopté cette habitude de peindre en écoutant
à plein volume le même morceau de rock and roll,
un 45 tours, sans arrêt, toute la journée. »

« Le concert de Tina Turner était génial.
J’ai trouvé qu’elle copiait Mick Jagger
mais on m’a dit après que c’était elle
qui lui avait appris à danser. »

« Une compagnie se proposait récemment
d’acheter mon aura. »

« Je crois que les médias sont de l’art. »

« La publicité, c’est comme les cacahuètes.
Quand on commence, on ne peut plus s’arrêter. »

« Le punk a toujours existé,
la Callas était terriblement punk. »

 


J’aurais encore plein de choses à vous raconter ; avec ses quelques 640 oeuvres et objets — peintures, sérigraphies, photographies, installations, films, vidéos, perruques… — l’exposition semble ne plus vouloir finir. Mais il faut bien que je m’arrête un moment donné alors je termine ici en disant que WARHOL LIVE est un maudit bon trip à faire. Je compte d’ailleurs y retourner afin de m’attarder sur la dernière partie de l’expo = les folles nuits du Studio 54.

Avant de quitter le musée, j’ai fait le tour de la boutique et me suis laissée tenter par l’affiche officielle avec le portrait de Liza Minelli (9,95 $ - aussi disponible en version Prince ou Debbie Harry) et par 10 cartes postales assez belles pour être enca- drées (1 $ chaque).

Pas mal cool comme Rendez-vous avec l’artiste, ein ? :-)

N’allez surtout pas croire qu’ils seront toujours aussi extravagants. La preuve : le rendez-vous de la semaine dernière s’est déroulé dans une quincaillerie. Non je n’ai pas pris de photos.

WARHOL LIVE se poursuit jusqu’au 18 janvier 2009
au Musée des beaux-arts de Montréal

Pavillon Jean-Noël Desmarais
1380, rue Sherbrooke Ouest
Montréal - Québec - Canada

Pour d’autres impressions sur l’exposition

 

 

 

26 octobre 2008

Avez-vous ri aujourd’hui ?

À la hauteur du rire,
l’univers est jeté
dans un kaléidoscope
de nouvelles possibilités.
- Jean Houston

Je m’arrange pour rire
à tous les jours.

À fou rire.

Vous ?

16 octobre 2008

La synchronicité sent si bon

Je décide d’aller voir Warhol Live…
Je reçois un courriel de Bond No. 9.

Où est la synchronicité,
dites-vous ?

Elle est dans la bouteille !

Voilà quelques mois, dans mon éternelle quête pour attirer vers moi l’abondance, je me suis abonnée à l’infolettre de HOLT RENFREW — un magasin d’articles haut de gamme — sachant très bien que leurs courriels m’alimenteraient en objets de visualisation.

J’ai même inclus leur entreprise dans ma Mappe aux Trésors ; en y jetant un coup d’oeil, vous verrez le nom HOLT collé tout en haut, juste à côté du sexy soulier rouge (encore la synchronicité).

Le courriel que j’ai reçu mardi (le jour où j’ai décidé que l’expo Warhol serait mon rendez-vous avec l’artiste de cette semaine) provenait de chez HOLT et m’annonçait que Bond No. 9 New York avait lancé une nouvelle eau de parfum appelée Andy Warhol Lexington Avenue. On m’informait également qu’à titre d’abonnée, j’avais droit à un échan- tillon gratuit. Quelle chance !

« See a shoe and pick it up
and all day long you’ll have
Good Luck.
»

Traduction libre : Si vous voyez un soulier et le ramassez,
vous serez chanceux toute la journée.

C’est apparamment ce que s’amusait à dire Andy Warhol, il y a de ça un demi-siècle, alors qu’il était illustrateur de souliers.

Pour ce qui aurait été cette année son 80ième anniversaire de naissance (il est né le 6 août, 1928), Bond No. 9 New York a décidé de l’honorer en créant ce nouvel effluve — Andy Warhol Lexington Avenue — qui, de par le design de sa bouteille, établit pour la première fois en parfumerie un parallèle entre deux des accessoires ultraféminins incontournables de toute femme : la fragrance et les chaussures.

Voici ce qu’en disait mon courriel :

La troisième création olfactive de la collection d’eaux de parfum Andy Warhol de Bond No. 9, Andy Warhol Lexington Avenue rappelle les années de formation du célèbre artiste au cours de la période pré-pop des années 1950 à New York, alors qu’il vivait sur l’avenue Lexington et qu’il devînt un prolifique illustrateur — principalement reconnu pour ses chaussures originales.

Une reproduction authentique de la chaussure fantaisie de Warhol orne le flacon de ce nouvel effluve dans des teintes riches et des coloris saturés. Composée d’un chypré boisé, floral et séduisant, la fragrance est gorgée de notes gourmandes contemporaines et harmonieuses : cyprès bleu, amandes grillées, pivoine rose, crème brûlée et bois de santal.

Le site de Bond No. 9 New York décrit le précieux liquide comme étant séducteur et euphorisant, idéal pour la période automne-hiver. On dit aussi qu’il est l’équivalent outrageusement luxueux d’une paire de chaussures à talons aiguilles, et que le fait de porter cette fragrance, comme l’est le fait de porter des stiletto heels, transformera la démarche de toute femme en valse sinueuse.

Eh bien moi, si ça ne vous dérange pas, je vais la porter
avec mes bottes en suède à talons plats.

Parce que OUI, je suis passée chercher mon échantillon gratuit
en me rendant au musée, hier après-midi.

Je remercie la charmante Sylvie Michaud, de HOLT RENFREW - Montréal, pour son chaleureux accueil et pour avoir si gentiment accepté d’honorer ce billet de sa jolie présence. Si vous êtes dans le coin, arrêtez lui dire bonjour. Elle est vraiment cool !

HOLT RENFREW - Montréal est situé au 1300, rue Sherbrooke Ouest.

Pour en savoir plus sur la fragrance, les chaussures et la
Andy Warhol Foundation (anglais seulement).

À venir bientôt (si je ne procrastine pas) :
WARHOL LIVE - L’exposition

 

14 octobre 2008

Le rendez-vous avec l’artiste

Si les pages du matin sont des devoirs,
les rendez-vous avec l’artiste sont
des récréations.

Dans son livre Libérez votre créativité, Julia Cameron nous demande de penser à la combinaison des outils pages du matin et rendez-vous avec l’artiste comme si ceux-ci étaient des émetteurs et des récepteurs radio.

C’est un processus en deux étapes et à deux directions : vers l’extérieur et ensuite vers l’intérieur.

Quand nous faisons nos pages du matin, nous émettons : en exprimant, à nous- mêmes et à l’univers, nos insatisfactions, nos rêves, nos espoirs.

Quand nous prenons nos rendez-vous avec l’artiste, nous recevons : en nous ouvrant à la vision intérieure, à l’inspiration, aux conseils.

Voici un extrait du livre :

Le rendez-vous avec l’artiste est une plage de temps, par exemple deux heures hebdomadaires, spécialement réservée pour nourrir votre conscience créative et l’artiste que vous avez en vous. Le rendez-vous avec l’artiste est essentiellement une excursion, un moment de récréation que vous planifiez à l’avance et que vous défendez contre tous les intrus.

Lors de ce rendez-vous, vous n’emmenez personne d’autre que vous et l’artiste que vous avez en vous, connu aussi sous le nom de l’enfant créatif. Cela signifie nul amant, nul ami, nulle épouse, nul enfant… nulle entrave d’aucune sorte.

Si cela vous semble stupide ou si vous pensez que vous ne pourrez jamais vous permettre d’avoir le temps, considérez cette réaction comme de la résistance. Vous ne pouvez pas vous permettre de ne pas trouver le temps pour ces rendez-vous avec l’artiste.

L’artiste en vous a besoin de sortir, d’être choyé, d’être écouté. Il y a autant de façons d’échapper à cet engagement qu’il y a de jours dans votre vie. « Je suis trop fauché » est l’une des excuses les plus courantes, bien que personne ne vous ait dit que ce rendez-vous allait être très onéreux.

Votre artiste est un enfant. Le temps passé avec un parent a plus de poids que l’argent dépensé par celui-ci pour l’enfant en question. Une visite à une superbe brocante, un voyage en solitaire à la plage, un vieux film regardé seul et ensemble, une visite à un aquarium, à une galerie d’art… cela prend du temps mais n’est pas onéreux. Souvenez-vous, c’est l’engagement de s’accorder du temps qui est sacré.

Engagez-vous à avoir un rendez-vous hebdomadaire avec l’artiste qui est en vous. Apprenez à écouter ce que l’enfant artiste a à dire sur les expéditions que vous faites ensemble. Par exemple : « Oh ! je déteste ce truc sérieux… » si vous persistez à l’emmener uniquement dans des endroits d’adultes qui sont édifiants et bons pour lui sur le plan culturel.

Écoutez ça ! Il vous dit que votre art a besoin d’apports plus ludiques. Vous divertir peut vous conduire à prendre votre travail davantage comme un jeu. Nous oublions que jouer avec son imagination est au centre de tout bon travail.

La création de quelque chose de nouveau
n’est pas accomplie par l’intellect,
mais par l’instinct du jeu qui surgit
de nos nécessités intérieures.
L’esprit créatif joue avec les objets qu’il aime.
C.G. Jung

Il y a quelque chose de *magique* qui se produit lorsqu’on met régulièrement en pratique les pages du matin et les rendez-vous avec l’artiste. À mesure qu’ils deviennent partie intégrante de notre vie, on constate la présence de plus en plus fréquente de ce qu’on appelle la chance ou les heureuses coïncidences. En d’autres mots, ils se mettent à créer pour nous un flot de synchronicité.

Tout d’un coup, voilà qu’on est à la bonne place, au bon moment.
On trouve non seulement le support désiré, mais aussi un tas de
nouvelles opportunités.

Magique, je vous dis.

Alors donc… je prends rendez-vous avec mon artiste.

Même si je suis habituée à explorer seule les magasins à un dollar, les marchés aux puces et les fournisseurs de matériel d’artiste, ces sorties commencent à m’ennuyer.

J’ai besoin de changement.
Je veux me payer la traite.

Par un heureux hasard (synchronicité ?), le Musée des beaux-arts de Montréal est présentement l’hôte de WARHOL LIVE - La musique et la danse dans l’oeuvre d’Andy Warhol.

J’y vais cette semaine.
It’s a date !

P.S. : Est-ce que la synchronicité opère sa magie dans votre vie ?