15 novembre 2008

Je suis une bum

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Ce billet est dédié à Sylvie

Depuis hier, le 14 novembre 2008,
je suis officiellement une bum.

C’est arrivé alors que j’étais dans un party — mon ami Danny fêtait ses 50 ans. Il devait bien y avoir… ouf… je dirais entre 100 et 150 personnes, que quelqu’un me corrige si je me trompe. Du ben beau monde. J’en connaissais à peu près 20 pour cent.

Dans le bout de 22h00, je parlais à ma grande chum Sylvie lorsque j’ai eu un « Moment aha ! » : après 15 ans de challenge financier, je suis maintenant prête à accepter le fait que je suis une bum — c’est l’temps de faire le saut dans l’vide.

Comme c’est tout nouveau et comme je suis trop fatiguée pour dessiner, j’ai pensé illustrer ce billet avec une photo prise dans une des ruelles, ici à Verdun-les-Bains. Plutôt appropriée étant donné que les bums se tiennent souvent dans les ruelles et que j’ai toujours eu un faible pour elles — les ruelles.

Encore une autre photo bum : des vidanges.

C’est tellement libérateur de finalement fusionner avec ma bummitude.
Et en plus, je n’ai pas besoin de modifier ma garde-robe.

P.S. : J’ai aussi une forte attirance pour la brique.

8 novembre 2008

Liza La Jungle

Ai trouvé l’endroit parfait pour mon affiche WARHOL LIVE

2 novembre 2008

WARHOL LIVE - un rendez-vous avec l’artiste

Malgré un léger retard dû à a) l’automne, b) l’ennui, c) l’alcool,
je suis fière de vous présenter (enfin !) le compte-rendu de mon

Rendez-vous avec l’artiste
du 15 octobre dernier : WARHOL LIVE
- La musique et la danse dans l’oeuvre d’Andy Warhol

Lumières… Caméra… ACTION !

Je me pointe au musée à 17h00 pile.
C’est moitié prix, le mercredi soir.
7,50 $ pour un trip de 4 heures…
beau buzz pas cher.

En mettant les pieds dans la première salle, le party commence.

Imaginez : j’arrive face à face avec le beau Elvis, grandeur nature.

Bon, pas vraiment face à face vu que le tableau est accroché au mur, mais quand même… me voici dans un musée de « beaux-arts » et voilà qu’Elvis me pointe son revolver pendant que Judy Garland chante Somewhere Over The Rainbow.

Je me dis Oza, tu vas avoir du fun.

La deuxième salle continue d’explorer la fascination
qu’avait Warhol pour la musique et les stars.

On apprend que cette fascination remonte à son enfance lorsqu’il s’amouracha de Shirley Temple qui lui fit l’honneur de répondre à sa fan letter.

Quand Shirley entame les premières notes de On The Good Ship Lollipop, je serre les lèvres pour ne pas me mettre à chanter.

À partir de la troisième salle, on sent que les gens
sont de plus en plus à l’aise avec le setup.

Au beau milieu de la pièce — couchée sur une plate-forme en bois — se trouve l’immense toile de Warhol, Dance Diagram (2): Fox Trot - The Double Twinkle-Man (1962).

De chaque côté de cette oeuvre d’art, des hommes et des femmes, jeunes et vieux, essaient d’apprendre les pas de danse tout en suivant le rythme de I Can’t Give You Anything But Love.

On se croirait la veille du Jour de l’An chez ma tante Bertha.

Dans la quatrième salle, ce qui m’attire le plus sont les deux
films expérimentaux projetés directement sur les murs.

Empire — film muet, noir et blanc — est un plan fixe de l’Empire State Building, à New York, un plan fixe qui dure 8 heures et 5 minutes.

Filmé à partir du 42ième étage du Time Life Building, le tournage débuta tôt dans la soirée du 25 juillet 1964, pour se terminer le lendemain, vers 3 heures du matin.

Warhol alla même jusqu’à étirer le temps de visionnement du film en le projetant à une vitesse de 16 plans/seconde au lieu des 24 plans/seconde utilisés lors du tournage, son intention étant de rendre la progression de la noirceur presque imperceptible.

Avec Empire, Warhol voulait « voir le temps passer ».


Voici un clip de 6 minutes. Le bout que j’ai vu au musée n’était pas si noir — j’ai dû tomber sur un segment de début de soirée.

Sleep, projeté à l’autre bout de la salle, fut tourné pendant la fin de semaine du Memorial Day, en 1963, dans l’appartement du poète John Giorno qui était, à l’époque, l’amant de Warhol.

Le film — muet, noir et blanc — met en vedette Giorno qui dort pendant 5 heures et 21 minutes.

Plantée devant le mur, je vois le bas du dos, les fesses et la demi-cuisse du protagoniste — un gros plan frappant étant donné les dimensions de l’image projetée.

Je ne reste pas plantée longtemps parce que… gros cul qui dort.

Arrive la partie de l’exposition
où l’étiquette prend l’bord.

Ça se passe dans une petite pièce sombre aux murs couverts de miroirs. L’installation reproduite est celle que Warhol créa en 1966 à la galerie de Leo Castelli. Intitulée Silver Clouds, elle consiste en des douzaines de gros ballons métallisés, gonflés à l’hélium, qui vont et viennent au gré des courants d’air.

Assise sur le plancher parmi d’autres curieux, j’observe les gens qui entrent et deviennent fous à la vue des nuages argentés qui flottent au-dessus de leurs têtes. Il sautent et se bousculent pour les attraper, puis les envoient revoler en fessant dessus à grands coups de poing. La scène finit par être un peu trop volley-ball à mon goût, alors je me lève et tire ma révérence.

 

Poursuivant mon chemin, je traverse un couloir où est diffusé l’unique enregistrement connu de The Druds, un éphémère groupe de musique auquel Warhol a appartenu en 1963. Sans commentaire.

Puis c’est la salle aux boîtes Brillo (deux longues rangées, 20 boîtes en tout - impressionnant) au fond de laquelle se trouve une charmante petite alcôve aux murs tapissés de papier d’aluminium où je peux enfin dumper mon corps fatigué dans un gros canapé kitsch en velours.

C’est ainsi, avachie, que je passe près d’une heure à visionner une sélection de courts métrages sans même prendre la peine de noter les titres. L’un d’eux se déroule dans un party : un gars danse sans arrêt alors qu’un autre, chandelle à la main, laisse dégouliner la cire fondue sur le torse nu de son partenaire.

Tout ce temps-là, je discerne à peine les paroles des acteurs tellement la musique est forte dans la salle des boîtes Brillo ; mais ça ne me dérange pas car j’aime bien mieux écouter Satisfaction et Like a Rolling Stone.

Prochaine station : les pochettes d’albums.

Warhol a produit sa première pochette en 1949 — pour l’album A Program of Mexican Music — et a continué à en produire jusqu’à sa mort en 1987. L’image ci-dessus montre les trois autocollants qui sont restés après qu’une seule banane fut utilisée pour illustrer la pochette du disque The Velvet Underground & Nico (1967).

Au total, Warhol aura produit 50 pochettes ; l’une d’elles, Sticky Fingers des Rolling Stones (1971), comportait une vraie fermeture éclair et fut mise en nomination pour un Grammy.

Mon attention est attirée par les citations de Warhol écrites en grosses lettres un peu partout sur les murs. En voici quelques-unes que j’ai réussi à griffonner avant que mon crayon Pilot ne rende l’âme :

« J’avais adopté cette habitude de peindre en écoutant
à plein volume le même morceau de rock and roll,
un 45 tours, sans arrêt, toute la journée. »

« Le concert de Tina Turner était génial.
J’ai trouvé qu’elle copiait Mick Jagger
mais on m’a dit après que c’était elle
qui lui avait appris à danser. »

« Une compagnie se proposait récemment
d’acheter mon aura. »

« Je crois que les médias sont de l’art. »

« La publicité, c’est comme les cacahuètes.
Quand on commence, on ne peut plus s’arrêter. »

« Le punk a toujours existé,
la Callas était terriblement punk. »

 


J’aurais encore plein de choses à vous raconter ; avec ses quelques 640 oeuvres et objets — peintures, sérigraphies, photographies, installations, films, vidéos, perruques… — l’exposition semble ne plus vouloir finir. Mais il faut bien que je m’arrête un moment donné alors je termine ici en disant que WARHOL LIVE est un maudit bon trip à faire. Je compte d’ailleurs y retourner afin de m’attarder sur la dernière partie de l’expo = les folles nuits du Studio 54.

Avant de quitter le musée, j’ai fait le tour de la boutique et me suis laissée tenter par l’affiche officielle avec le portrait de Liza Minelli (9,95 $ - aussi disponible en version Prince ou Debbie Harry) et par 10 cartes postales assez belles pour être enca- drées (1 $ chaque).

Pas mal cool comme Rendez-vous avec l’artiste, ein ? :-)

N’allez surtout pas croire qu’ils seront toujours aussi extravagants. La preuve : le rendez-vous de la semaine dernière s’est déroulé dans une quincaillerie. Non je n’ai pas pris de photos.

WARHOL LIVE se poursuit jusqu’au 18 janvier 2009
au Musée des beaux-arts de Montréal

Pavillon Jean-Noël Desmarais
1380, rue Sherbrooke Ouest
Montréal - Québec - Canada

Pour d’autres impressions sur l’exposition

 

 

 

26 octobre 2008

Avez-vous ri aujourd’hui ?

À la hauteur du rire,
l’univers est jeté
dans un kaléidoscope
de nouvelles possibilités.
- Jean Houston

Je m’arrange pour rire
à tous les jours.

À fou rire.

Vous ?